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Jour 9 - Mardi 15 Juillet

Podgorica - Stari Bar - Lezhëse

Nous commençons la journée par la capitale du Monténégro, Podgorica, anciennement Titograd. La ville est proche des stations de sports d'hiver des Alpes dinariques, au nord du pays, et des stations balnéaires situées sur les rivages de la mer Adriatique, au sud. En 2009, la population de la ville était estimée à 145 192 habitants. Dans un souci de créer une capitale moderne, les autorités locales favorisent aujourd'hui l'aménagement des espaces publics. La ville se dote de nouveaux squares, parcs et monuments. Les principaux monuments de la ville moderne incluent la cathédrale orthodoxe de la Résurrection du Christ, construite à partir de 1993 et le pont du Millenium, inauguré en 2005. Ceci dit Podgorica est encore en mutation et n'est pas la plus passionnante des capitales européennes...

Comme la Bosnie, le Monténégro est très vert. Les paysages sont montagneux et bien sympathiques. Comme tout territoire de l'ex-Yougoslavie, la route réserve régulièrement des monuments difficiles à rater commémorant généralement des actions communistes de la seconde guerre mondiale. Ici par exemple, dans le parc national de Sutjeska, la zone a été le théâtre d'une victoire importante des Partisans yougoslaves contre l'occupant nazi et ses alliés.

On se rapproche petit à petit de l'Albanie. A Bar, on va se promener sans un typique centre commercial de l'époque communiste, le centre Izbor qui a ouvert ses portes en 1984.

Si Bar ne présente pas un grand intérêt touristique (Il s'agit du port de commerce le plus important du pays et du point de départ et d'arrivée des ferrys pour Bari, en Italie) le site de Stari Bar, véritable Pompéi monténégrin, vaut largement le détour ! Niché sur les hauteurs à 4 km du port, ce village fantôme adossé aux monts Rumija, qui se dressent entre la mer Adriatique et le lac Skadar, est la partie ancienne de la ville, stari signifiant littéralement ancien. Laissez votre voiture au parking en contrebas, et déambulez le long d'une rue piétonne animée. On a mangé ici un excellent repas composé de spécialités locales.

Prenez donc des forces avant de grimper vers les remparts de la citadelle ! Il faut passer sous une imposante porte moyenâgeuse, acheter un ticket, et c'est partit pour la découverte de cette citée abandonnée au charme fou ! La nature a repris ses droits au milieu des vieilles bâtisses. En haut du fort, on aperçoit une rivière qui descend en torrent, traversée par un vieux pont de pierre. Appartenant à l'empire byzantin, la cité fut assiégée à plusieurs reprises, passant successivement des mains de la République de Venise et des Ottomans.

Nous passons la frontière albanaise en fin d'après midi avec à la clé un traitement antimicrobien du camion (en réalité un malheureux filet d'eau) facturé... 1€ ! Voilà, pas de microbe étranger en Albanie ! A part ce fait amusant, aucun soucis à la frontière. On est assez perplexe pour le moment car pas mal de gens nous ont déconseillé l'Albanie mais jamais suite à un problème vécu et précis, toujours à cause de l'homme qui a vu l'homme qui à vu l'Albanie. Notre première halte se fait à Shkodër.

Nous faisons ensuite halte à Lezhës pour retirer du liquide à un distributeur. Malheureusement on ne trouve que deux distributeurs et devant chacun il y a un groupe de Rom... Du coup on se balade un peu en ville quand un groupe d'enfant nous accoste. On se demande bien ce qu'ils nous veulent avant de comprendre qu'ils veulent être pris en photo. Je leur rend bien volontier ce service, curieux de la suite... mais il n'y aura pas de suite ! Même pas une adresse mail pour leur envoyer la photo ! Ils voulaient juste être dans nos souvenirs ! Du coup, nous on s'attend un peu au pire et on retourne au camion pour reprendre la route, toujours sans monnaie locale...

Au final on tombe sur un autoroute de 15 kilomètres offert par l'Union Européenne (enfin vu l'itilité du truc c'était sans doute plutôt un cadeau fait à Bouygues qui ne l'a surement pas réalisé gratuitement, passons...). On dort dans le parking de la station flambant neuve après avoir été rassuré par un gardien en uniforme, AK-47 à la taille. On peut dormir tranquille il veille toute la nuit et si des Roms se pointent, il me dit en simulant une action avec son arme, je cite, "TA TA TA TA TA"... Ce pays commence à me plaire !

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