Construit vers 350 avant JC à flanc de colline, à cinq cent mètres du sanctuaire, le théâtre d'Épidaure fut rehaussé de 21 rangées de gradins par les Romains au 2ème siècle avant JC et pouvait accueillir 12000 spectateurs. En forme d’hémicycle, ou plus précisément de portion de cône, il est remarquable par ses proportions harmonieuses qui ont été beaucoup étudiées notamment pour leur rapport avec le nombre d’or. Les spectateurs prennent place sur des gradins de marbre blanc, le koilon ou theatron, séparés en secteurs par des escaliers.
Un promenoir semi-circulaire (le diazoma) permet de circuler à mi-hauteur. Le sommet des gradins se trouve à 22,50 mètres de haut. L’acoustique est exceptionnelle : même des gradins les plus élevés, on entend parfaitement les sons provenant de l’orchestra (partie accueillant le chœur). Caché par la végétation, le théâtre a été miraculeusement préservé.
Épidaure était très réputée dans l’Antiquité pour son sanctuaire panhellénique consacré à Asklepios, le dieu médecin. Pèlerins et malades accouraient de toute la Grèce demander leur guérison.
Au cours du IIe millénaire avant JC, Mycènes devient un pôle majeur de la Grèce continentale, formant, avec les cités voisines, la civilisation appelée « mycénienne » par les archéologues et les historiens. La puissante cité montre plusieurs signes de destructions, comme le reste des sites de la civilisation mycénienne, entre la fin du 13ème et le début du 11ème siècle avant JC. Leurs causes font encore l'objet de discussions : invasions étrangères, tremblements de terre, incendies ou conflits internes.
Un esprit sain dans un corps sain ! Le sanctuaire comportait également un stade (pour célébrer les Asklepeia, jeux en l’honneur d’Asklepios qui avaient lieu tous les quatre ans), une palestre, des thermes et un odéon (édifice dédié au chant, à la poésie et aux représentations musicales) .On trouvait enfin des installations hospitalières et de restauration.
Le sanctuaire d’Épidaure comprenait de nombreux monuments. Dans l’espace sacré, délimité par des bornes, il était interdit de naître ou mourir. Il s’organisait autour du grand temple d’Asklepios (24x13m), peut-être construit par l’architecte Théodotos au début du 4ème siècle avant JC, aujourd’hui en ruines. Il comportait également d’autres temples (Apollon, Artémis, Aphrodite et Thémis).
Le canal de Corinthe est une voie d'eau artificielle de 6,3 Km creusée à travers l'isthme de Corinthe pour éviter d'avoir à contourner le Péloponnèse (soit un détour de 400 Km). Dès le 7ème siècle avant JC, il existait un chemin de bois pour le roulage des navires. La première tentative de construction d'un canal à cet endroit est attribuée à Néron en 67, qui inaugura les travaux avec une pelle en or. L'année suivante, à la mort de Néron, son successeur Galba abandonne le projet, jugé trop onéreux. En novembre 1869, l'ouverture du canal de Suez amène le gouvernement grec à faire voter une loi sur l'ouverture de l'isthme de Corinthe. La mise en circulation a lieu en janvier 1894.
On arrive à Athènes en fin de journée, juste pour la relève de la garde ! La relève de la garde a lieu sur la Place Syntagma, au pied du Parlement hellénique, devant le monument du Soldat inconnu. On y voit les evzones, ces soldats qui portent des chaussures à pompons et une jupe à 400 plis (qui représentent les 400 ans d’occupation ottomane). Beaucoup sourient en voyant leur uniforme, mais ne vous méprenez pas, ces hommes font partie d’une unité d’élite. Ils sont rigoureusement sélectionnés en fonction de leur taille, de leur excellente condition physique et de leur moralité.
De jour comme de nuit, les Evzones se tiennent fièrement et de façon totalement immobile devant le Parlement hellénique. Ils n’ont pas le droit de parler pendant leur service et ne peuvent s’exprimer que par des clignements d’œil ou en frappant le sol avec la crosse de leur arme. Leur visage reste parfaitement impassible en toutes circonstances.
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